Notre intervention

Intervention de prévention en entreprise

Depuis une dizaine d’années, les entreprises se mobilisent davantage pour mettre des mesures de prévention en place. Le burn-out et ses conséquences sur l’efficacité au travail sont mieux connus, cela peut être mesuré sur une échelle collective, les dirigeants réalisent que le burn-out peut leur coûter très cher, en terme de diminution de la performance et d’absence prolongée de collaborateurs précieux.

Lorsque j’interviens dans une organisation, mon objectif n’est pas de viser 0% de burn-out, ce qui me paraît irréaliste mais je vais insister sur le dépistage précoce: prendre en charge les collaborateurs surmenés avant qu’un arrêt de travail soit nécessaire: ils sont suffisamment en alerte pour être motivés à changer et pas trop épuisés, ils ont encore des forces à disposition pour retrouver un équilibre de santé.

Une bonne démarche de prévention commence par informer tous les niveaux hiérarchiques du haut vers le bas sur ce qu’est le burn-out, les signes d’alerte, le profil type de personne à risque, le terrain favorable, la procédure à suivre si on se sent en déséquilibre. Cette information permet de briser le tabou, de savoir précisément ce qu’il en est et aussi d’éviter les exagérations ou les minimisations.

Une formation spécifique sera destinée aux cadres et responsables d’équipe. Les chefs de proximité sont les agents importants du dépistage précoce et ils peuvent agir concrètement en créant des “bulles de prévention” spécifiques à leur équipe. Un chef bien formé pourra apporter des actions très concrètes aux collaborateurs pour les préserver de l’épuisement.

Il faut aussi en parallèle faire remonter l’information en interne vers les professionnels de la santé de l’entreprise: combien de cas de burn-out avérés, analyse de chaque cas, quelles actions proposées par les chefs de proximités pour améliorer les conditions de travail qu’ils ne peuvent pas changer d’eux-mêmes.

Les interventions de prévention proposées aux entreprises sont dirigées par Catherine Vasey avec la collaboration de toute l’équipe de la Clinique du Travail.